18 juin 2026
La crise du logement n'est pas une surprise. C'est un choix.
Le 1er juillet n'est pas qu'une date de tracas pour le déménagement : c'est le symptôme visible d'une crise du logement que les villes québécoises documentent elles-mêmes dans leurs propres budgets. Pendant que la population se déplace du cœur de Montréal vers ses couronnes — qui ont crû deux fois plus vite depuis 2001 —, que les mises en chantier explosent à Laval mais stagnent ailleurs, et que la taille des ménages rétrécit sans que le parc de logements suive, une question simple émerge : a-t-on vraiment construit ce dont la population a besoin, ou seulement ce que le marché trouvait rentable? Données SCHL, MAMH et ISQ à l'appui, on démêle la croissance démographique, les contraintes de construction et les délais interminables du logement social pour comprendre pourquoi cette crise n'a rien d'une surprise.
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